Comment trouver le nom de son projet ? Conseils et exemples

Trouver le nom de son projet peut rapidement devenir un casse-tête. On cherche quelque chose d’original, de facile à retenir et suffisamment évocateur, sans tomber dans un nom trop compliqué ou déjà utilisé partout.

Le problème, c’est qu’un nom doit remplir plusieurs fonctions à la fois. Il doit représenter le projet, parler au bon public et rester pertinent si l’activité évolue. Il doit également pouvoir être utilisé sur un site internet, dans un logo, sur les réseaux sociaux ou sur des supports imprimés.

Il n’existe pourtant pas de méthode unique pour trouver le bon nom. Certains naissent d’une longue réflexion. D’autres viennent d’une passion, d’une anecdote ou d’une habitude installée depuis longtemps.

C’est notamment le cas de Creativity Rex, No More Pedals et AdriAna. Trois projets, trois noms et trois cheminements très différents.

Commencer par définir l’identité du projet

Avant de chercher des mots, il faut savoir ce que le nom doit représenter.

Quelle est l’activité du projet ? Quelle ambiance doit-il transmettre ? S’adresse-t-il à des particuliers, à des professionnels ou aux deux ? Doit-il paraître sérieux, créatif, accessible, technique ou décalé ?

L’objectif n’est pas nécessairement de décrire précisément l’activité dans le nom. Il s’agit plutôt de déterminer l’impression que celui-ci doit laisser.

Un nom peut évoquer :

  • le domaine d’activité ;
  • la personnalité des personnes qui portent le projet ;
  • ses valeurs ;
  • son univers visuel ;
  • son histoire ;
  • une émotion ou une ambiance particulière.

Cette première réflexion permet d’éviter les idées qui paraissent intéressantes sur le moment, mais qui ne correspondent pas réellement au projet.

Un atelier créatif et une société de conseil n’ont pas besoin du même type de nom. De la même manière, une marque destinée à évoluer vers plusieurs activités ne devrait pas forcément choisir un nom trop précis, au risque de se retrouver enfermée dans son offre initiale.

S’inspirer de ses passions

Un nom peut venir directement de l’univers qui entoure le projet.

Pour Creativity Rex, nous avons associé deux éléments qui occupent une place importante dans notre quotidien : la création et les dinosaures.

Le projet est consacré à différentes formes d’expression créative, comme l’écriture, le dessin, le bricolage ou la reliure. Le mot « Creativity » permet donc d’identifier immédiatement cet univers.

« Rex », de son côté, fait référence à notre passion pour les dinosaures. Il apporte au nom une identité plus personnelle et plus facile à reconnaître.

Creativity Rex ne décrit pas chaque activité proposée. Ce n’est pas nécessaire. Le nom donne une direction, crée un imaginaire et laisse suffisamment de liberté pour faire évoluer le projet.

Pour trouver des idées de ce type, il peut être utile de créer deux listes. La première rassemble les mots liés à l’activité. La seconde reprend des éléments plus personnels : passions, animaux, lieux, objets, références ou souvenirs.

En croisant ces deux univers, certaines associations apparaissent naturellement. Elles permettent souvent d’obtenir un nom plus personnel qu’un simple assemblage de termes professionnels.

Rechercher les anecdotes liées au projet

L’histoire d’un projet peut également contenir son futur nom.

No More Pedals n’est pas né d’une séance de réflexion organisée autour d’un tableau blanc. Le nom vient d’une remarque faite à Adrien à propos de sa collection de pédales d’effets.

Celles-ci prenaient de plus en plus de place dans la maison et je m’en suis plainte. Nous en avons ri, l’expression « No More Pedals » est apparue et elle a fini par devenir le nom de son activité de réparation et de modification de matériel musical.

Le nom fonctionne pour plusieurs raisons.

Il contient le mot « pedals », qui permet d’identifier immédiatement une partie de l’univers musical concerné. Il est court, facile à retenir et suffisamment particulier pour se distinguer. Il possède également une histoire que nous pouvons raconter lorsque quelqu’un nous demande d’où il vient.

Cette anecdote fait partie de l’identité du projet. Elle crée un lien entre l’activité professionnelle et la personne qui la porte.

Lorsqu’aucune idée ne semble convenir, il peut donc être utile de revenir aux origines du projet. Comment est-il né ? Une phrase revenait-elle régulièrement ? Une plaisanterie s’est-elle installée ? Un objet, une situation ou un problème particulier a-t-il joué un rôle important ?

Le nom se trouve parfois dans un détail que l’on ne considérait pas comme suffisamment sérieux pour devenir une marque. Pourtant, c’est justement ce type de détail qui peut rendre un projet plus identifiable.

Ne pas négliger les solutions les plus simples

Tous les noms n’ont pas besoin de reposer sur un concept complexe.

AdriAna est simplement né de nos deux prénoms : Adrien et Ana. Nos proches avaient déjà pris l’habitude de nous appeler ainsi, parce que c’était plus simple que de dire « Adri et Ana ».

Lorsque nous avons cherché un nom pour notre société, cette contraction était donc déjà familière. Elle représentait notre duo et permettait de réunir plusieurs projets très différents sous une même identité.

Nous voulions que la société reflète nos personnalités, plutôt que de la limiter à une seule activité. Un nom construit à partir de nos prénoms répondait à cette volonté.

Et, soyons honnêtes, nous n’avions pas trouvé mieux.

Cette simplicité n’est pas un problème. Un bon nom n’a pas besoin d’être spectaculaire. Il doit surtout être cohérent avec le projet, agréable à utiliser et suffisamment distinctif pour être reconnu.

De nombreuses entreprises portent le nom de leur fondateur, une contraction de plusieurs mots ou une combinaison de prénoms. Cette approche peut être particulièrement pertinente lorsqu’un projet repose fortement sur les personnes qui le développent.

Choisir un nom facile à retenir

Un nom peut être intéressant sur le papier et beaucoup moins efficace une fois utilisé dans la vie réelle.

Il doit pouvoir être prononcé sans difficulté, compris rapidement et retenu après quelques secondes. Une orthographe trop compliquée ou une succession de mots difficiles à distinguer peut créer des problèmes au moment de transmettre une adresse de site ou une adresse électronique.

Pour tester une idée, il faut essayer de la placer dans des situations concrètes :

  • « J’ai découvert ce projet chez… »
  • « Le site s’appelle… »
  • « Cette réalisation a été créée par… »
  • « Tu peux les contacter via… »

Le nom doit sembler naturel lorsqu’il est prononcé. Il doit également rester lisible sur un logo, une carte de visite ou l’écran d’un téléphone.

Il est préférable d’éviter les noms trop longs, les jeux de mots difficiles à comprendre ou les références tellement personnelles qu’elles deviennent incompréhensibles pour le public.

L’originalité est utile, mais elle ne doit pas rendre le nom impossible à mémoriser.

Vérifier que le nom peut évoluer avec le projet

Un projet change souvent au fil du temps. De nouveaux services apparaissent, certaines activités sont abandonnées et le public ciblé peut évoluer.

Le nom doit donc laisser une certaine marge.

Creativity Rex peut accueillir différentes disciplines créatives sans être limité à une technique particulière. AdriAna peut regrouper plusieurs projets, puisqu’il représente avant tout les personnes qui les développent. No More Pedals est plus directement lié à l’univers musical, ce qui correspond à son positionnement.

Un nom trop précis peut devenir problématique lorsqu’une activité s’élargit. Une entreprise appelée « Création de sites pour restaurants namurois », par exemple, aura plus de difficulté à proposer ensuite de la photographie, de la rédaction ou des services destinés à d’autres secteurs.

Cela ne signifie pas qu’un nom descriptif est toujours une mauvaise idée. Il faut simplement vérifier qu’il correspond aux ambitions du projet à moyen et à long terme.

Vérifier que le nom peut évoluer avec le projet

Le choix du nom peut influencer le référencement, mais il ne faut pas construire toute son identité autour d’un mot-clé.

Un nom descriptif permet parfois de comprendre immédiatement l’activité. Il n’est cependant pas nécessaire d’accumuler les termes recherchés par les internautes pour obtenir un bon positionnement sur Google.

Le référencement naturel repose sur l’ensemble du site :

  • les titres des pages ;
  • les descriptions des services ;
  • la structure des contenus ;
  • les articles de blog ;
  • le référencement local ;
  • les liens internes ;
  • la qualité technique du site.

No More Pedals ne contient pas les mots « réparation de matériel musical en Belgique ». Cette expression peut néanmoins apparaître dans les titres, les textes et les pages consacrées aux services.

Un nom distinctif peut même devenir un avantage. Lorsqu’une personne recherche directement la marque, elle rencontre moins de concurrence qu’avec une expression générique utilisée par de nombreuses entreprises.

Le meilleur compromis consiste donc à choisir un nom identifiable, puis à préciser clairement l’activité dans le slogan, le titre du site et les contenus.

Vérifier la disponibilité du nom

Avant d’adopter définitivement un nom, plusieurs vérifications sont indispensables.

Il faut d’abord rechercher si une entreprise, une association ou un projet similaire l’utilise déjà. Une recherche classique sur Google permet d’obtenir un premier aperçu, mais elle ne suffit pas toujours.

Il est également nécessaire de vérifier :

  • la disponibilité du nom de domaine ;
  • les noms utilisés sur les principaux réseaux sociaux ;
  • l’existence d’entreprises portant un nom proche ;
  • la présence éventuelle d’une marque enregistrée ;
  • les résultats obtenus lorsque le nom est recherché seul.

Il faut aussi regarder ce que le nom signifie dans d’autres langues, surtout s’il est composé d’un terme étranger ou si le projet pourrait toucher un public international.

Ces vérifications évitent de construire toute une identité autour d’un nom qui ne pourra finalement pas être utilisé correctement.

Demander des avis, mais garder la décision finale

Faire tester quelques propositions peut aider à repérer un problème de compréhension, de prononciation ou d’orthographe.

Il faut toutefois rester prudent. Plus le nombre de personnes interrogées augmente, plus les avis deviennent contradictoires. Certaines préféreront un nom très explicite, d’autres quelque chose de plus original. Il est alors facile de modifier progressivement une idée jusqu’à obtenir un résultat neutre qui ne satisfait plus personne.

Les retours sont surtout utiles pour vérifier si le nom transmet bien l’impression recherchée.

Que comprend-on en l’entendant ? À quel type d’activité fait-il penser ? Est-il facile à retenir ? Son orthographe paraît-elle évidente ?

La décision finale doit rester entre les mains des personnes qui portent le projet. Ce sont elles qui devront utiliser le nom, le présenter et l’associer à leur travail pendant plusieurs années.

Savoir quand arrêter de chercher

Il est rare qu’un nom paraisse immédiatement parfait.

Au début, il peut sembler étrange simplement parce qu’il est nouveau. Avec le temps, le logo, le site, les contenus et les réalisations vont lui donner une identité plus forte.

La valeur d’un nom ne dépend pas uniquement des mots choisis. Elle se construit aussi grâce à la qualité du projet et à l’image qui lui est associée.

Creativity Rex est né de deux passions. No More Pedals vient d’une remarque devenue une plaisanterie. AdriAna existait déjà dans la manière dont nos proches nous désignaient.

Aucun de ces noms n’a suivi exactement le même chemin. Ils ont pourtant un point commun : chacun raconte quelque chose du projet et des personnes qui se trouvent derrière.

Pour trouver le nom de son projet, il faut donc chercher dans son activité, mais aussi dans son histoire. Le bon nom n’est pas forcément le plus original ni le plus complexe. C’est celui qui correspond au projet, que l’on retient facilement et que l’on peut continuer à utiliser lorsque celui-ci grandit.

Ana

Cofondatrice d’AdriAna, je conçois les sites web, rédige leurs contenus et gère la communication de l’entreprise. Je fais aussi de la photo et développe Creativity Rex, parce qu’apparemment, choisir une seule activité était trop simple.

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